23 décembre 2009
Mythes, littérature et vous ! Vampire vous avez dit Vampire ?
Très en vogue ces derniers temps sur le petit et le grand écran (Twilight, Trueblood, Vampires Diaries, etc.) le vampire est certainement le mythe le plus populaire. Cependant il faut noter que ces films et séries sont généralement des adaptations de romans ou saga. Je vous propose donc un petit sondage qui mêle les classiques de la littérature vampiresque (vampirique ?) et les sagas qui ont déterré et dépoussiéré le mythe des vampires.
02 décembre 2009
La route de Cormac McCarthy
| Ce roman faisant l’unanimité dans les critiques et ayant reçu le prix Pulitzer, je ne me suis pas posé de question et me suis lancée dans ce voyage. Nous sommes directement plongés dans un monde post-apocalyptique, gris, froid et dévasté par le feu. On ne nous dira rien sur le pourquoi, ni le comment de la fin du monde.... Contrairement à certains, cela ne me pose pas de problème, au contraire ça laisse à notre imagination une marge de manœuvre intéressante et franchement, nous ne lisons pas ce livre pour y retrouver une histoire à la 2012... (On retrouve cette approche dans le roman “Je suis une légende” qui ne nous relate pas non plus l’arrivée des vampires...) | |
| Mais revenons au roman qui nous intéresse aujourd'hui : dans ce monde dévasté, nous suivons un père et son enfant qui errent sur “la route” descendant vers le sud, avec un caddie représentant toute leur fortune. Ce caddie va se remplir et se vider au fil des pages, au gré des trouvailles de nos héros. En effet, les scènes de désespoirs alternent avec des scènes d’espoir dans lesquelles nos deux personnages trouvent des vivres qui leur permettront de rallonger leur vie de quelques jours. Le long de la route, ils doivent aussi se battre contre les autres survivants, soit affamés et apeurés comme eux, soit revenus à un état presque sauvage...se déplaçant en meutes assoiffées de sang et de chair humaine. J’ai dévoré ce roman (rien à voir avec les cannibales sus-cités !!!) car le style épuré et simple donne du rythme à l’histoire, cependant au fil des pages, j’ai eu le sentiment qu’il s’agissait toujours des mêmes évènements, se reproduisant encore et encore, en alternance (espoir/désespoir/espoir/désespoir, etc.) sans que l’histoire évolue. La dimension psychologique est pourtant importante (et a fait selon moi la réputation de ce roman) avec la dualité entre l’espoir et le désespoir et l’idée persistante de la mort. Il s’agit d’une lutte entre l’amour paternel et la mort, entre la peur et l’altruisme, entre l’innocence et la survie, qui nous interroge sur la nature profonde de l’homme. C’est poignant et incisif et pourtant cela n’a pas suffit à me rassasier. En fermant la dernière page j’ai été déçue, déçue qu’il n y ait pas autre chose, comme si l’on avait parcouru tous ces kilomètres pour rien.... Peut-être que j’espérais une morale à cette histoire, ou une réelle lueur d’espoir... Finalement peut-être suis-je trop fleur bleue sur ce coup là (beurk !). Présentation de l'éditeur : L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, La neige et Le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, La peur au ventre: des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage? | |
12 novembre 2009
La Horde du Contrevent de Alain Damasio
| La Horde du Contrevent vous promet un voyage dépaysant dans un monde où le vent est la vie, la mort, la raison d’être. Depuis des générations, des “hordes” sont constituées, entrainées dès l’enfance et envoyées combattre le vent. 23 personnages unis comme un bloc, qui remontent, pas à pas, vers l’origine du vent. La narration de ce roman est très originale, car l’histoire est racontée en alternance par chaque personnage avec son ressentis, sa façon de voir les choses, son vocabulaire, son caractère et son “sigle distinctif”. | |
| Il peut être difficile dans un premier temps de rentrer dans le roman car le style de l’auteur est très particulier : des phrases longues, des jeux de mots, de la poésie. Un style riche et complexe, qui à prime abord est peu adapté à ce genre littéraire. Et pourtant, il participe, selon moi, à la création de cet univers, au même titre que les descriptions des lieux et personnages. Cependant, je pense que certains amateurs de SF seront hermétiques à la poésie de ce roman et passerons donc malheureusement à côté de l’histoire de la Horde. | |
Présentation de l'éditeur :
Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins
d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origine
du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde.
Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et
sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à
pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon
fou. Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un
livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des
parcours, le combat nu et la quête d'un sens profond du vivant qui
unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse :
Main Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une
arme... Chef-d'œuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été
logiquement récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire.
17 août 2009
Le monde inverti de Christopher Priest
Certains placent "Le monde inverti" parmi les chefs d'œuvre de la SF au même titre que “1984”, “Le Meilleur des mondes” ou encore “Le cycle de Fondation”. Le titre était très alléchant, la 4ème de couverture aussi, avec la fameuse phrase emblématique du roman : “J'avais atteint l'âge de mille kilomètres”. On rentre facilement dans ce roman avec les descriptions de la ville, de son organisation via Helward Mann, le personnage principal et de sa découverte du monde extérieur. Les questions se multiplient, on veut en savoir chaque fois plus...et pourtant... | |
J’ai eu une sensation étrange en lisant ce roman, j’ai en effet peur de
l’avoir mal lu, d’être passée à côté... Je suis rentrée dans ce roman
comme dans n’importe quel roman SF/Fantaisy, c’est à
dire avec la soif de découvrir un nouvel univers, d’ouvrir les portes
de mon imagination et de partager des aventures avec les personnages. Toutes les questions que l’on se pose lors de la lecture ; Pourquoi la ville avance-t-elle ? Pourquoi cache-t-on la dangereuse vérité aux femmes et enfants de Terre ? Pourquoi ne peut-on jamais atteindre l'Optimum ? Qu’est ce que l’optimum ? Etc. N’ont au final pas vraiment de réponses. Ou en tout cas rien de très compréhensible. Je pense que l’auteur souhaite plutôt nous faire réfléchir sur l’importance de l'héritage social, avec la création d’un mythe qui influence le quotidien et la vie d’une société et permet de “maîtriser” le peuple. Il nous montre comme il est facile de mettre en place des règles, des codes afin de diriger des hommes, mais que se passe-t-il lorsque ceux-ci découvrent la vérité ? De plus, il y a une réflexion sur la réalité. En effet, on est toujours persuadé que ce que l’on voit est la réalité. Mais si mon voisin voit autre chose, est-ce qu’il a tort ? Est-il fou ? ou encore malade ? Vais-je me dire à un seul instant que c’est peut être moi qui ne vois pas les choses de la bonne façon ? Et si en fait chacun voyait les choses a sa manière sans que personne n’ait raison ou tort ? Quatrième de couverture : Helward Mann est l'un des habitants de la cité Terre, une mégalopole progressant sur le sol inconnu d'une planète effrayante. Il ne sait rien de l'extérieur et doit maintenant jurer qu'il ne révélera jamais ce qu'il y découvrira. Mais le long des rails qui mènent à l'optimum, Helward découvrira un monde dominé par le chaos et la barbarie, des paysages déformés, éclairés par l'hyperbole du soleil. C'est avec ce roman, où se mêlent senne of wonder et spéculations scientifiques, que Christopher Prient s'imposa en 1974 comme l'un des plus talentueux auteurs de la science-fiction britannique. | |
11 juin 2009
Le cycle de Fondation, Tome 1 : Fondation de Isaac Asimov

Ce qui est déroutant lorsque l'on commence fondation, c'est le saut rapide d'un personnage à un autre, ne nous laissant pas le temps de s'attacher à eux.
En effet, les histoires sont espacées
d'environ 50 ans et concernent des personnages différents....
Disons que c'est l'ensemble qui prédomine, c'est à dire que c'est l'histoire de l'Empire qui importe et non les histoires individuelles. On ne s'interroge pas sur l'avenir des personnages, mais sur celui de la Fondation.
Ce premier tome est vraiment passionnant car il plante le décor en nous racontant l'évolution de la fondation au sein de la galaxie et les leviers de pouvoir qui lui permettront de devenir un nouvel empire ! Il faut savoir que si vous commencez Fondation, vous avalerez rapidement tous les tomes. Il s'agit là d'un des piliers des romans d'anticipation, un classique de la SF à lire si vous aimez ce genre de littérature.
Résumé :
En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi
puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa
capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la
psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir.
Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici cinq
siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette
période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à
terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les
connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de
nombreux et puissants détracteurs...
15 mai 2009
L'Enchanteur de René Barjavel
Si vous ne connaissez pas encore cet auteur, je vous le conseil
vivement car c'est le maitre de la science Fiction française !
L'enchanteur est un bon moyen de le découvrir, surtout si vous aimez le
mythe de la table ronde et ce qui s'y rattache !
Résumé : Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l'Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Le voici revenu.
11 mars 2009
Marche ou crève de Stephen King
Ado, j'étais une grande fan de Stephen King (oui bon ça va !!!! on a le droit d'être jeune et bête !), j'ai donc dévoré une
grande partie de ses romans jusqu'à' à disons..... Rose Madder ...
Bref,
tout ça pour dire que Marche ou crève reste certainement LE romans de
Stephen King qui m'a le plus marqué. Contrairement à beaucoup d'autres de
ses romans, il n'y a pas de scène à proprement dit "fantastique", pas
de personnage aux super pouvoirs, pas de sorcière, pas de monstre
ténébreux... non juste une centaine de jeunes gens, participant à une
course hors normes, une course ou les plus lents et les plus faibles
sont exécutés, une course contre le temps, contre la mort, contre la
folie…
La folie qui est là représentée par une foule en délire qui se repaît de ce spectacle. A une époque où l’on aime à se moquer des participants de "télé réalité", nous pouvons nous demander si nous sommes vraiment différents, si notre société vaut mieux et si elle saura ne pas franchir certaines limites….
Résumé : Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars. Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. Le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine. Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout. Mais pour quelle victoire ?
03 décembre 2008
Les Fourmis de Bernard Werber
Découvrez dans ce roman les fourmis comme vous ne les avez jamais vues
! Organisées et méticuleuses elles vivent en castes, avec une
hiérarchie bien établie, des codes et un langage unique et leur
objectif est le bien de la colonie ! Elles vivent si près de nous et
pourtant nous ne les voyons pas... mais si elles pouvaient
s'exprimer, que nous diraient-elles ? Comment jugeraient-elles notre
civilisation ? Auraient-elles des choses à nous apprendre ?
Résumé : Pendant les quelques secondes nécessaires pour lire cette seule phrase vont naître sur terre quarante humains mais surtout sept cents millions de fourmis. Depuis plus de cent millions d'années avant nous, elles sont là, réparties en légions, en cités, en empires sur toute la surface du globe. Elles ont créé une civilisation parallèle, bâti de véritables royaumes, inventé les armes les plus sophistiquées, conçu tout un art de la guerre et de la cité que nous sommes loin d'égaler, maîtrisé une technologie stupéfiante.
Elles ont leur propre Attila, Christophe Colomb, Jules César, Machiavel ou Léonard de Vinci. Le jour des fourmis approche. Le roman pas comme les autres nous dit pourquoi et nous plonge de manière saisissante dans un univers de crimes, de monstruosités, de guerres tel que nous n'en avons jamais connu. Au-delà de toute imagination.
02 décembre 2008
Le Seigneur des Anneaux de JRR Tolkien
Si cet ouvrage est sans conteste le meilleur roman de science fiction écrit jusqu'alors, il est important de souligner que Tolkien ne s'est pas contenté d'imaginer une histoire passionnante, il a également créé un monde, avec ses différents peuples et leurs coutumes et croyances respectives. Enfin, il a tout bonnement inventé une langue... Toute sa vie a été consacrée à l'élaboration de la Terre du Milieu, théâtre gigantesque de cette formidable épopée qu'est le Seigneur des Anneaux.
Résumé : Frodon le Hobbit et ses Compagnons se sont engagés, au Grand Conseil d'Elrond, à détruire l'Anneau de Puissance dont Sauron de Mordor cherche à s'emparer pour asservir tous les peuples de la terre habitée : Elfes et Nains, Hommes et Hobbits. Dès les premières étapes de leur audacieuse entreprise, les Compagnons de Frodon vont affronter les forces du Seigneur des Ténèbres et bientôt ils devront se disperser pour survivre.
01 août 2007
Le Successeur de pierre de Jean-Michel Truong
Voici un bon roman d'anticipation qui remet en cause l'éternelle
recherche de profits, l'individualisme aigu de notre société et ses
autres défauts... L'intrigue quant à elle nous donne une vision
nouvelle du rôle de l"homme sur Terre.
Résumé : C'est l'histoire d'un d'un manuscrit mystérieux, nommé La Bulle de Pierre,
réservé aux seuls évêques du Saint-Siège, qui contient la réponse faite
par Jésus à l'affirmation du "prince des Apôtres" : "Tu es le Christ,
le fils du Dieu vivant".
Cette Bulle remet en cause par la nature et
l'enseignement de son contenu l'autorité de l'Église de Rome sur les
autres mouvements religieux, et explique l'ensemble des grands
événements ayant touché l'humanité. Le temporel et le spirituel se
confrontent donc dans une lutte qui a son origine dans l'existence
d'une puissance mystérieuse. Laquelle, antérieure à l'existence du
Christ, cherche à se réaliser en dépassant la souveraineté divine et en
influençant les mœurs des individus jusqu'au XXIe siècle.



